Enquête sur l'écotourisme
Initiative prioritaire : Écotourisme durable dans le bassin du Congo
Le bassin du Congo, l'une des régions écologiques les plus vitales de la planète, est confronté à des menaces croissantes : exploitation forestière illégale, braconnage et extraction non durable de bois et de minéraux. Ces activités compromettent la biodiversité et les moyens de subsistance locaux. Ces pressions mettent en péril les communautés qui dépendent de la forêt pour leur alimentation, leur eau, leur identité culturelle et leur survie économique.
Dans le cadre de cette initiative prioritaire, CRIAfrik développe un modèle d'écotourisme durable et à but non lucratif, conçu pour protéger l'écosystème forestier tout en créant des opportunités économiques viables et pérennes pour les populations locales. S'appuyant sur des recherches de terrain et des exemples réussis d'écotourisme dans les forêts tropicales et les réserves de biosphère à travers le monde, cette approche combine gestion environnementale responsable, collaboration scientifique et partage équitable des bénéfices.
Rôle des communautés Baka
Au cœur de cette initiative se trouvent les communautés Baka, vivant dans et autour du paysage du Dja. Leurs connaissances forestières traditionnelles et leurs pratiques culturelles font d'elles les gardiennes naturelles de la forêt. En les impliquant comme guides, éducateurs et gestionnaires, l'initiative promeut un modèle où les populations locales sont responsabilisées en tant que premiers gardiens de leur patrimoine naturel, au lieu d'être marginalisées par la conservation.
L'initiative vise à :
Créer des emplois durables qui réduisent la pression exercée par l'exploitation forestière illégale, le braconnage et autres activités extractives.
Renforcer la gestion durable des forêts en démontrant que des forêts intactes et bien gérées offrent des avantages à long terme supérieurs à l'exploitation à court terme.
Protéger la biodiversité grâce à une infrastructure d'écotourisme soigneusement contrôlée et conçue pour un impact environnemental minimal dans un paysage reconnu par l'UNESCO.
Voyages de recherche 2026
En 2026, CRIAfrik franchira une étape importante vers la mise en œuvre de l'initiative en finançant quatre à cinq voyages de recherche guidés dans la réserve de biosphère de Dja, destinés à des étudiants de master et de doctorat ainsi qu'à des chercheurs en environnement. Ces expéditions combineront apprentissage sur le terrain, collecte de données et formation à la conservation au sein de l'une des forêts protégées les plus importantes d'Afrique centrale.
Afin de renforcer les capacités locales, chaque voyage réservera des places spécifiquement réservées aux étudiants camerounais, leur permettant ainsi d'accéder à une expérience de terrain de grande qualité sans quitter leur pays. Cette priorité accordée à la participation locale s'inscrit dans les meilleures pratiques de conservation participative et renforce la gestion durable du Dja.
Voyage pilote commercial 2026
D'ici fin 2026, CRIAfrik prévoit de lancer un éco-tour pilote commercial mettant en valeur la richesse écologique et le patrimoine culturel du Dja, dans le respect de critères stricts de durabilité. Le programme comprendra des excursions guidées en forêt, des repas composés de produits locaux, l'hébergement en pleine nature, la transmission des savoirs traditionnels et des événements culturels organisés par la communauté, afin de garantir que les revenus du tourisme profitent aux communautés voisines.
Les recettes de ce voyage pilote seront réinvesties dans des activités de conservation, la formation locale et les entreprises communautaires, créant ainsi un modèle circulaire où le tourisme soutient à la fois la protection des écosystèmes et le développement humain. Ce projet pilote permettra également de générer des données opérationnelles et des indicateurs d'impact afin d'orienter le déploiement à plus grande échelle de futurs programmes de tourisme communautaire.
Appel à donateurs partenaires
Le modèle de CRIAfrik repose sur la transparence financière, le partenariat communautaire et la rigueur scientifique, conformément aux meilleures pratiques émergentes en matière de conservation et de développement intégrés dans le bassin du Congo. Le soutien des donateurs financera directement la logistique de terrain, des bourses d'études pour les étudiants camerounais, une rémunération équitable pour les guides et les acteurs culturels Baka, ainsi que la conception d'infrastructures à faible impact environnemental.
Rejoignez-nous en tant que partenaire fondateur
Votre soutien contribuera à bâtir un avenir durable pour l'un des écosystèmes les plus importants de la planète en alignant le financement de la conservation sur les moyens de subsistance locaux. En devenant partenaire de CRIAfrik, vous financerez des opportunités d'emploi, des collaborations de recherche et des initiatives de conservation communautaires au sein de la réserve de biosphère de Dja. Ensemble, ce partenariat peut démontrer que la protection des forêts est non seulement un impératif environnemental, mais aussi un levier puissant pour un développement local équitable.
Pour toute demande de partenariat ou pour discuter d'opportunités de parrainage personnalisées, veuillez contacter info@criafrik.org.cri-afrik
Préserver la sagesse ancestrale : l'initiative des écoles en forêt
taking a drink of clean water from the forest
La sagesse en voie de disparition de la forêt
Imaginez : au cœur de la réserve faunique du Dja, au Cameroun, un guide Baka de soixante ans s'arrête au bord d'un sentier boueux. Son regard, aiguisé par une vie passée à l'ombre de géants ancestraux, scrute la terre. Une empreinte discrète murmure la trace d'un pangolin en quête de nourriture nocturne, tandis qu'une feuille pliée révèle le passage d'éléphants quelques heures plus tôt. Il ne s'agit pas de magie, mais d'une sagesse transmise de génération en génération, un lien sacré unissant les Baka à leur terre natale du bassin du Congo.
Mais tandis qu'il partage des histoires à la lueur du feu, son inquiétude ne porte pas seulement sur la forêt, mais aussi sur le savoir qui vit en lui – une sagesse apprise auprès de son père et de ses grands-pères, désormais menacée de disparition avec sa génération. Il rêve d'une « école en forêt » où les aînés pourraient transmettre cette manière ancestrale d'interpréter la terre, afin que les enfants héritent non seulement d'histoires, mais aussi de la capacité d'écouter la forêt elle-même.
La disparition de cette bibliothèque vivante ne serait pas seulement une perte pour les Baka ; ce serait une perte pour l'humanité entière, effaçant des savoirs que la science moderne, réductionniste, ne peut ni remplacer ni reconstituer facilement.
Pourquoi s'engager dans cette aventure ?
Les Baka ne sont pas seulement des survivants ; ils comptent parmi les plus grands interprètes de la forêt, détentrices d'un savoir écologique détaillé, fruit de milliers d'années d'histoire. Leurs intuitions – sur les plantes médicinales, les migrations animales, les sols, l'eau et les rythmes saisonniers – complètent les données scientifiques et révèlent des schémas que les instruments, à eux seuls, ne perçoivent souvent pas.
Alors que le monde est confronté au dérèglement climatique et à l'érosion de la biodiversité, ce savoir devient une boussole essentielle, guidant des décisions plus réalistes et plus humaines quant à la préservation des derniers espaces sauvages de la planète. Soutenir une école en forêt n'est pas un acte de charité ; c'est un investissement dans une sagesse vivante qui profite à tous.
Évaluation de la conservation dans la réserve faunique de Dja, Cameroun.
It all begins with an idea.
Tout a commencé en 2020, autour d'un feu de camp vacillant au cœur de la réserve faunique du Dja, au Cameroun. Bercés par le murmure de la forêt nocturne, nous avons imaginé un avenir où les populations de la région et sa faune extraordinaire pourraient prospérer ensemble. Dès cet instant, une vision commune a pris forme : protéger les forêts irremplaçables du bassin du Congo, refuge de pangolins, de gorilles des plaines et d'éléphants de forêt menacés d'extinction.
Notre mission dépasse la simple conservation. Nous la percevons comme un art : aider les populations à comprendre la forêt et les communautés qui en dépendent profondément pour préserver son intégrité naturelle. Les forêts à haute intégrité, comme celles du bassin du Congo, sont les plus résilientes lorsque les populations locales reconnaissent et bénéficient de la valeur à long terme d'un écosystème intact, au-delà de ce qu'on peut en extraire sous forme de bois, de minéraux ou de viande de brousse. Lorsque la forêt demeure intacte, elle offre des avantages culturels, écologiques et économiques durables, renforçant la détermination des communautés à la protéger des pressions croissantes de l'exploitation extérieure.
Depuis cette conversation autour du feu de camp, nous avons accompli de réels progrès : recenser les gorilles, évaluer les impacts des projets forestiers voisins et bâtir des partenariats fondés sur la confiance et un objectif commun. Ces efforts contribuent à la protection plus large de l'un des plus grands massifs forestiers tropicaux intacts au monde et des communautés dont la vie et l'identité y sont intimement liées. Pourtant, notre travail est loin d'être terminé. Protéger le bassin du Congo exige un apprentissage continu, une collaboration étroite et un soutien constant afin de garantir que les communautés locales – les meilleurs gardiens de la forêt – puissent continuer à la défendre contre les pressions d'un monde désireux de l'exploiter.
Communautés durables
It all begins with an idea.
La nature mérite d'être préservée non seulement pour elle-même, mais aussi parce qu'elle constitue un atout précieux, source de retombées durables pour les populations, l'économie et le climat. La question n'est pas de savoir si ces forêts ont de la valeur, mais si les systèmes existants reconnaissent et valorisent cette valeur avant qu'elle ne disparaisse.
Notre postulat : les efforts de conservation qui ignorent les réalités socio-économiques locales sont rarement pérennes. Une approche socio-écologique appréhende les forêts et les communautés comme un système unique, harmonisant les incitations afin que le maintien de la forêt soit plus profitable et résilient que son exploitation. En renforçant cette harmonisation, les investisseurs et les bailleurs de fonds peuvent contribuer à transformer la richesse écologique en sources de revenus stables et diversifiées pour les acteurs locaux.
Notre approche
Mobiliser les communautés locales : Lorsque les communautés constatent des avantages concrets – qu’il s’agisse de moyens de subsistance ou de continuité culturelle – elles deviennent des gardiennes engagées de la forêt plutôt que de simples spectatrices.
Aligner les incitations du secteur public : Les décideurs et les fonctionnaires sont plus enclins à privilégier la conservation lorsque les revenus durables, la réduction des risques et les objectifs de développement sont liés à une forêt intacte plutôt qu’à une exploitation à court terme.
Lutter contre les menaces critiques : Des interventions ciblées s’attaquent à l’exploitation forestière illégale, à l’extraction des ressources et au braconnage, qui figurent parmi les principaux facteurs de perte de biodiversité et de dégradation des actifs dans les forêts d’Afrique centrale.
Priorité à la réserve de faune de Dja
La réserve de faune de Dja, au Cameroun, est inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO. Pourtant, elle subit des pressions croissantes dues à l’exploitation forestière illégale, au braconnage et à l’expansion des activités agro-industrielles et des infrastructures environnantes. Malgré son couvert forestier largement intact, la valeur biologique et sociale de Dja s'érode là où les bénéfices ne profitent ni aux populations locales ni aux institutions gouvernementales.
Ce que permet le financement
À Dja et dans tout le bassin du Congo, votre capital soutient le développement de relations avec les communautés et les agences gouvernementales, la co-conception de modèles de subsistance et de conservation, et la mise en place de filières pour des investissements durables qui dépendent d'une forêt saine. L'objectif est un système auto-entretenu où la conservation de l'intégrité écologique de la forêt garantit une valeur à long terme pour ses parties prenantes, tout en réduisant l'exposition des bailleurs de fonds et des investisseurs aux risques de réputation, climatiques et réglementaires.